Rencontre Lecture

Animatrices : Micheline BAUSSANT et Claude GUILLEMARD

Atelier mensuel  -  salle 17 - mardi après-midi 14h à 17h

(Salle 17 - 4 Boulevard Léon-Révillon - en face de la Mairie) 

PROCHAINES SEANCES LECTURES :

MARDI 19 MAI    : « EMILE ZOLA »

JUIN : la date n'est pas encore communiquée.

Rencontres lecture avril 2026

GEORGE SAND

George Sand parvint, dans un siècle qui ne laissait pas beaucoup de place aux femmes, à mener une vie libre et indépendante et à s’affirmer comme une femme auteure et romancière.

 

Elle écrivit 70 romans, des contes, des récits biographiques et des textes politiques. Ses opinions républicaines, démocratiques et socialistes s’incarnent dans des intrigues dont le sort du peuple est toujours un ressort.

Le plaisir de lire... mais aussi le plaisir d'écouter.

Une petite vidéo pour en savoir un peu plus

sur la vie de cette grande dame. 

 

Cliquez sur la flèche dans le cadre rouge. 

FRANCOIS LE CHAMPI de George Sand

 

 

François le Champi fait partie des romans champêtres de George Sand.

L’histoire est présentée comme un conte narré par deux personnages,

un chanvreur et la bonne du curé.

François est un champi, enfant abandonné dans les champs et recueilli par deux femmes qui feront de lui par leur amour et leur bon soins un jeune homme travailleur, dégourdi, sachant lire et écrire et faisant le bonheur de tous.

Une vilaine femme prénommée Sévère fera tout pour l’éloigner de son gite par des propos malveillants dénués de vérité. Il finira par épouser sa mère adoptive avec la bénédiction du curé du village mais son demi-frère acceptera-t-il de la considérer comme un père ?

 

Le style de George nous régale de bout en bout. 

Rencontres lecture mars 2026

Pour cette séance chacune a choisi sa lecture…

 

Voici « La petite bonne » de Bérénice Pichat

  

Tragique conséquence de la grande guerre, une bourgeoise se dévoue pour soigner son mari, Blaise « gueule cassée «. Profitant d’une absence de son épouse, le malheureux soldat voudrait, avec l’aide la petite bonne, mettre fin à ses jours mais nait entre ses deux êtres une certaine complicité grâce à la musique, … histoire d’une résilience qui souligne le rôle curatif de la musique.

Passons à Federico Garcia Lorca avec « La maison de Bernarda » 

  

Une mère castratrice, cinq filles et un prétendant   sur un fond de guerre civile. La mère impose à ses filles des règles strictes, elles vivent fenêtres fermées, coupées de l’extérieur dans une atmosphère oppressante renforcée par des secrets de famille. Critique de la société patriarcale qui impose une servitude à la femme et entraine de nombreux conflits. Les couleurs sont utilisées pour évoquer les sentiments souvent violents.

 

Dans "Le grand prince" d’Alexia Stresi

  

Simone 85 ans s’ennuie mais voilà que dans son jardin disparait un crapaud en plâtre qui le décorait et Il lui envoie même des cartes de Venise, quelle aubaine pour notre vieille dame qui suit les aventures extraordinaires du crapaud voyageur… c’est une idée de Céline qui distrait ainsi sa grand-mère.

Puis « Trois fois la colère » de Laurine Roux

  

Au temps des croisades naissent du même tyran trois enfants… bien que séparés à la naissance, leurs destins vont se croiser entre rébellion vengeance et soif de justice. Le style est remarquable. La nature omni présente donne au récit une dimension magique qui reflète les émotions des personnages.

« La décision » de Karine Tuil

  

Alma est juge d’instruction antiterroriste, elle interroge, au palais de justice un jeune homme parti et revenu de SYRIE. Elle doit se prononcer sur son sort. C’est un travail exigeant et difficile. En parallèle son couple se délite et elle entretient une liaison avec l’avocat de la mise en examen. Ses choix bouleverseront son destin, celui de sa famille et de son pays…

« Avant la peine » de Laure Heinich  

 

Deux médecins urgentistes, Rebecca et Baptiste amis depuis longtemps travaillent ensemble jusqu’au jour où quelque chose se passe que Rebecca appelle viol et elle porte plainte, Baptiste dément c’est parole contre parole… Qui a raison ?

« Hors champ » de Marie Hélène Lafon

  

Gilles le fils devra tenir la ferme, Claire sa sœur occupée par ses études lui laisse champ libre. Le père violent impose sa loi.  Alternent les points de vue du frère et la sœur qui évoquent la vie dans cette ferme isolée 

« Réparer les vivants » de Maylis de Kérangal

  

Simon 19 ans se tue dans un accident de voiture et ses parents accepteront le don d’organes. C’est à la fois un documentaire remarquable sur le don d’organes et une tragédie humaine avec les vécus parfois poignants des divers protagonistes. Histoire servie par un style brillant.

Rencontres lecture février 2026

 

Le CIRQUE et la FOIRE FORAINE,

thème de l'exposition du Club Arc-en-Ciel 

les 29, 30 et 31 mai 2026

L’avènement du chapiteau (1825 aux Etats-Unis) et son développement dès la fin du 19ème siècle  contribuent à faire du cirque un divertissement populaire.

Les écrivains se sont emparés de ce monde du cirque rempli de personnages flamboyants, théâtre d’aventures hors normes, de situations extraordinaires, d’anecdotes amusantes, surprenantes ou tragiques.

« UNE PASSION FAUVE »

Françoise BOURDIN (paru en 2005) 

Auteur français et scénariste (1952-2022)

 

En 1920, la famille Karoly, issue d’une longue lignée d’artistes du cirque, doit quitter la Hongrie. Un cirque madrilène engage Beryl, la fille ainée pour un numéro où la jeune fille danse parmi les fauves. Mais un soir, une lionne se jette sur elle : elle est défigurée et handicapée à jamais. A l’hôpital, Beryl accepte la demande en mariage d’un de ses amoureux jusqu’alors éconduits, Tomas, fils d’un grand banquier irlandais…

Amour, voyages, trahisons. Une superbe saga familiale qui se déroule sur 40 ans et nous entraîne au cœur d’une Europe en plein bouleversement, des faubourgs de Budapest à Madrid et Dublin, en passant par les quartiers chics du Paris de l’Occupation.

 

« Une passion fauve » est avant tout le portrait d’une femme au destin flamboyant. Une histoire captivante à l’écriture fluide et agréable.

« LA FILLE DE L’ILLUSIONNISTE »

Amita PARIKH (paru en 2024)

Auteur canadienne

 

L’histoire se déroule durant la seconde guerre mondiale au sein d’un merveilleux cirque itinérant. Lena, fille de l’extraordinaire illusionniste Théo Papadopoulos, handicapée à la suite d’une polio, n’a jamais trouvé sa place dans le cirque.  Mais sa vie va prendre une tournure passionnante lorsqu’elle sauve Alexandre, un jeune garçon juif orphelin. Ils se lient d’amitié. Alexandre s’entraîne comme apprenti illusionniste avec Théo…

Pendant la guerre, Théo et Alexandre sont brutalement arrêtés par les nazis pour se produire dans une ville « modèle » pour juifs, mise en place par les nazis….

Lena, restée seule, est forcée de faire son propre chemin, affronter ses doutes et croire en l’impossible : elle-même…

 

L’univers du cirque, la magie, les secrets de famille et la 2de guerre mondiale sont les ingrédients principaux de ce premier roman bien écrit et vraiment palpitant.

« LA DAME DU CIRQUE »

Guy DES CARS (paru en 1942)

Auteur français (1911-1993) 

 

Ancien secrétaire général du cirque PINDER, l’auteur sait nous montrer le contraste entre la lumière du monde des paillettes et des projecteurs, le côté plus sombre du monde du travail qui gravite autour.

 

Michaela, écuyère de cirque, épouse du directeur Hermann, est victime d’un accident qui lui fait perdre la raison. Enfermée dans une roulotte, la démente se croit la Princesse régnante d’un royaume imaginaire. Sa cour est formée des artistes du cirque : clowns, funambules, trapézistes, dompteurs…

Un soir, dans une lueur de lucidité, elle comprend qu’elle a été remplacée par une autre écuyère, Isabelle. Michaela veut la tuer et provoque volontairement un accident au cours duquel sa rivale, Isabelle, perd ses jambes…

  

Belle histoire d’amour dans le monde impitoyable du cirque où se mêlent passion, jalousie et rivalités.

« UN ELEPHANT CA DANSE ENORMEMENT »

Arturo PAASILINNA

(paru en 2018)

Ecrivain finlandais (1942-2018) journaliste et poète, auteur de 35 livres.

 

L’auteur décrit le périple à travers la Finlande et le transsibérien d’une éléphante de cirque Emilia et de son écuyère Lucia qui, à la suite de l’interdiction d’exhibition d’animaux sauvages décrétée par l’U.E, se retrouve  au chômage.

Au cours du périple, de ferme en ferme dans les forêts de Finlande, jusqu’à un cargo en partance pour l’Afrique. Celia et Emilia rencontrent des personnages qui se pressent autour de l’adorable bête. Elles s’embarquent dans des dizaines de mésaventures plus insolites et loufoques les unes que les autres…

  

Roman cocasse et distrayant. Un agréable moment de lecture. 

« LA VIE EST UN CIRQUE » Magne HOVDEN (paru en 2021)

Ecrivain norvégien né en 1974, auteur d’un livre pour enfant et de livres humoristiques

 

Lise, trentenaire célibataire travaille pour un fonds d’investissements. Sa vie va basculer quand un oncle qu’elle ne connaissait pas, lui lègue son cirque à Oslo. Elle espère bien le vendre et ainsi obtenir l’argent nécessaire pour devenir l’associée de son patron, un homme froid et cynique. Il y a cependant une condition de taille à l’héritage : Lise doit effectuer cinq représentations à la tête du cirque, costume pailleté, haut de forme et éléphante inclus…

 

Un roman touchant et ironique sur la société contemporaine et son manque de magie et de merveilleux. 

Livre agréable à lire, joliment écrit avec des personnages hauts en couleurs. 

« LE CIRQUE DES REVES »

ERIN MORGENSTEIN :

(paru en 2012)

Ecrivaine américaine née en 1978

 

Le livre évoque « l’illusionnisme » et la rivalité entre deux magiciens à la fin du 19ème siècle.

Le « Cirque des rêves » va de ville en ville sans prévenir. Sous ses chapiteaux noirs et blancs sont montrés de la tombée de la nuit au lever du jour, les numéros les plus étonnants et les plus merveilleux.

Celian formée par son père Prospéro, célèbre magicien, et Marco, jeune orphelin surdoué, formé par « l’homme en gris » vont devoir relever le défi de leurs professeurs qui ont prévu de mettre leurs champions en compétition.

Celia et Marco vont s’affronter dans un combat magique. Ils sont adversaires mais deviennent amoureux … Une passion qui pourrait leur être fatale …

 

Livre onirique et poétique, plein de douceur mais aussi de mélancolie à l’écriture envoutante

« LE CIRQUE CHAVIRE »

Milena MAGNAM (paru en 2016)

Auteur italienne née en 1964

 

Branko le hongrois dans ses cartons, transporte un cirque. Alors des grappes d’enfants du campement tzigane où il débarque un soir le suivent comme une ombre.  Il leur raconte l’histoire de la splendeur du cirque de son grand-père. Victime d’un assassinat devant les enfants, il continue à raconter l’histoire de ce cirque, qui a eu son heure de gloire, avant de se retrouver face à l’horreur des exterminations des roms pendant le seconde guerre mondiale…

  

Un roman plein d’humanité malgré la gravité des événements racontés, la misère et la violence qui sont décrites. Des personnages très humains, des récits prenants, beaucoup de dialogues rendent la lecture vivante et agréable.

Rencontres lecture janvier 2026

 

 

La nourriture dans la littérature

Nous avons lu des livres où il était question de la nourriture sans évidemment épuiser ce sujet vaste et vital qui véhicule de nombreux symboles.

 

N’était-ce pas le premier cri du géant Gargantua imaginé par ce grand humaniste que fut Rabelais ? « A boire » naissance qui eut lieu pendant un festin et souligne l’Importance des plaisirs terrestres et en premier lieu : boisson et nourriture.

Au fils des livres lus   nous avons un aperçu de son importance

Citons Les trois messes basses d’A Daudet : le prêtre « condamné » à dire trois messes avant de déguster le repas de Noël ; Boule de suif la prostituée au grand cœur qui sauvent pendant la guerre prussienne ses compagnons qui la méprisent ; l’aventure de Walter Schnaffs    de Maupassant le soldat prussien peureux qui préfère se rendre plutôt que de jeûner ;

La cucina seconda de Lily Prior, la sicilienne se plait à préparer des mets pour ses concitoyens, La singulière tristesse du gâteau de citron de Aimée Bender et de la talentueuse Maylis de Kerangal, Un chemin de table.

On y constate que la nourriture est révélatrice :

-sur le plan économique, social, culturel

-sur le plan psychologique  

 

On ne mange pas de la même façon à l’est ou l’ouest de notre globe. Evocation savoureuse de la cuisine sicilienne avec La cucina seconda.

On mange moins qu’à certaines époques, reflet de situations économiques et d’habitudes culturelles : menu de Noël d’une extrême richesse  dans Les 3 messes basses, les provisions d’un voyage de 24 heures de Boule de Suif font le bonheur de 10 personnes.

 

Elle est fédératrice : elle rassemble ou divise : épisode de la calèche dans Boule de suif :  la prostituée est acceptée en offrant sa nourriture puis rejetée : on refuse de partager avec elle les provisions.

La nourriture est même offerte aux dieux en signe de respect libations et présente dans différentes religions

 

Elle a aussi une grande importance sur le plan humain

 

Elle peut être le reflet d’un caractère, le lieutenant Walter Schnaffs préfère être prisonnier et échapper aux combats et surtout au jeûne.

 

Elle est source de plaisirs et même une passion voire, source de supplice : Le supplice de Tantale, c’est le supplice diabolique   que connait le révérend dom Balaguère dans Les trois messes basses de Daudet : le brave prêtre saccage les messes de Noël dans sa hâte de manger : péché capital !

Elle peut être un remède et signe de guérison comme d’un malaise que révèle un refus parfois de manger ou un excès anorexie et boulimie.

Elle peut dans sa préparation être source de plaisir et amener à une guérison par un geste d’empathie. Cf. aussi le roman japonais d’Ogawa Itô Le restaurant de l’amour retrouvé et La cucina.

 

Et ces différentes idées vous les retrouvez dans l’analyse suivante qui révèle bien le lien étroit que nous entretenons avec ce qui est plus que le pain vital quotidien mais une aussi une expression de nos émotions, de notre être profond.       

 

 

 

 

 

 

  Je cite :

« C’est une rencontre assez bizarre que j’ai faite avec ce livre. J’étais au supermarché pour faire mes grandes courses alimentaires de Noël et mentalement je faisais défiler chapon, huitres, bûche glacée quand je me surpris à emprunter le chemin du rayon « livres d’occasion ». 

-        ---Je me dis ce n’est pas ici que je trouverai le livre pour l’atelier de lecture du 13 janvier… !. Quand tout à coup je m’arrêtai devant le début d’un rayon, tendis la main pour prendre le second livre de la première rangée, un hasard qui me figea quand je découvris le titre « La singulière tristesse du gâteau au citron » Mais cela parle de nourriture, me dis-je, intriguée. Après avoir parcouru quelques pages d’une autrice qui m’étais totalement inconnue, Aimée Bender, nouvelliste et romancière américaine, née en 1969 à Los Angeles, je me décidai à emporter son quatrième ouvrage, édité en français aux Editions de l’Olivier en février 2013.

 

-           D’une certain façon ce livre valait le détour, c’est l’histoire de Rose Edelstein, une fillette qui le jour de ses neuf ans fait une découverte extraordinaire : elle est capable de ressentir très précisément les émotions et les sentiments des personnes à travers les plats qu’ils cuisinent.

-          En croquant dans une part de gâteau au citron préparé à l’occasion de son anniversaire, elle perçoit la tristesse de sa mère. Rose devine que ses parents se sont disputés et elle fait un peu de fièvre en réaction à cette perception.

 

-          Elle se surnomme « médium de la nourriture » et se trouvera très embarrassée par ce pouvoir qui devient vite un vrai fardeau. Plus âgée, Rose choisira la nourriture industrielle dont le vide émotionnel la reposera.

-         Rose n’est pas la seule à avoir un don, son grand-père avait un odorat surpuissant, son frère Joseph est capable de disparaître et son père….  je ne vous en dit pas plus sur cet étrange roman qui par certains côtés frise le fantastique.

-         L’écriture est rapide, on sent les odeurs, on a envie de goûter aux plats, l’atmosphère est particulière, on lit, on s’intéresse à l’intrigue mais à la moitié du livre on attend avec impatience la chute car cela tourne un peu trop longtemps autour des dysfonctionnements familiaux et surtout des « non-dits » On a beaucoup d’éléments pour soutenir une discussion psychologique mais cela donne un côté dépressif au roman qui se transmet au lecteur par une forme d’ennui. Paradoxalement, je n’ai pas sauté de pages et j’ai voulu savoir comment cela aller se terminer. »

 

La nourriture, est plus qu’un besoin élémentaire c’est aussi le reflet de l’être humain dans sa grandeur, ses capacités et ses failles, elle peut trahir son moi profond.

 

 

Dis-moi ce que tu manges et je te dirai ce que tu es !

 

Rencontres lecture décembre  2025 

 

Un auteur : Georges Perec

 

Trois livres d’un des créateurs de l’OULIPO (OUvroir de Littérature Potentielle, groupe d’écrivains du xx siècle, créateurs de jeux d’écriture visant à rénover le littéraire) ont retenu notre attention.

-Je me souviens, Georges Perec y évoque, 480 petits souvenirs de la vie quotidienne tels qu'ils lui reviennent à l'esprit, échelonnés entre 1946 et 1961. Il fut publié en 1978. Il a souvent été imité.

 

-Les choses, considéré parfois comme une critique de la société de consommation. Un jeune couple fasciné par les objets, les « choses » court les magasins, avide d’achats souvent déraisonnables. Ce couple fait partie d’’un groupe d’acheteurs compulsifs, de cette époque assez faste, entre les deux guerres.

D’après son auteur lui-même, il va plus loin ; après une discussion animée et fort intéressante nous avons conclu que les protagonistes, dans leur recherche effrénée du bonheur et pour donner un sens à leur vie se sont lancés dans la recherche des « choses » à acheter, à posséder, influencés par leur surabondance et les magazines, passant ainsi à côté d’autres valeurs. Ils sont d’ailleurs vite abandonnés par le groupe d’amis.  Cette quête du sens à donner à la vie propre à tout être humain ne peut être que personnelle et non conditionnée par un seul contexte social.

 

-La disparition raconte la recherche, par un groupe d’amis, d’un homme disparu, œuvre métaphorique qui montre la difficulté de se trouver soi-même et de trouver sa place dans un monde perturbé par la seconde guerre mondiale, marqué par les absences, les pertes, les « disparitions ».

 

Perec accomplit la prouesse d’écrire son texte sans utiliser le e (lipogramme), ouvrant de nouvelles voies à l’écriture. 

 


Rencontres lecture octobre et novembre 2025

Le thème de la jalousie

 

                  et

 

 

 

    le thème de la        paresse


la JALOUSIE

La mécanique du cœur de Mathias Malzieu
Le jour de la naissance de Jack le temps est si froid que son cœur est gelé. La sage-femme qui l'a mis au monde (elle est un peu sorcière)
remplace le cœur de l'enfant par une horloge.
Le garçon doit éviter toute émotion : pas de colère, pas d'amour ni de jalousie mais ...

C'est un conte qui permet d'entrer dans l'univers poétique de l'auteur.

Pierre et Jean de Guy de Maupassant

Comment la Jalousie, l'un des sept péchés capitaux, résultant d'une révélation familiale parvient d'une façon sournoise mais irrémédiable à entraîner le bouleversement des relations et l'éclatement d'une famille bourgeoise du 19 ème en France.  Ainsi :  un couple de retraités parisiens vit heureux, au Havre avec leur deux fils : le cadet Jean est blond et sage, l'ainé Pierre est brun et emporté. Ils sont heureux. Le vent tourne ... Un vieil ami de la famille laisse à Jean sa fortune. Pourquoi à Jean seulement ? Pierre y pense jour et nuit, à la recherche du secret empoisonné.
Histoire belle et cruelle.  

Destruction d’un cœur de Stéfan Zweig

Un vieil homme bourgeois autrichien en villégiature au bord des lacs italiens surprend au cours d’une nuit d’insomnie, sa fille sortant d’une chambre voisine. Furieux et déçu il envisage de réagir sévèrement et de rentrer chez lui.  Il prévoit de sermonner la fautive et de s’en prendre à son séducteur.  Mais à chaque occasion de le faire, il recule et s’abstient tout en observant sa lâcheté qu’il considère coupable du gâchis qu’est sa vie.   Il s’enfonce dans la solitude, le mutisme, et accueille avec soulagement une opération risquée dont il mourra.         

Frappe-toi le cœur d’Amélie Nothomb

Marie est d’une grande beauté et remporte tous les succès mais sa jalousie est telle que si elle apprécie de provoquer l’envie, elle ne supporte pas le bonheur d’autrui.

 

Elle a une petite fille encore plus belle qu’elle et elle n’accepte pas cette rivalité négligeant la fillette qui souffre de l’indifférence de sa mère. Cette jalousie va nuire non seulement à la jalouse mais à toute sa famille.

 

 

Donc

Ces livres évoquent le thème de la jalousie et comment ce sentiment né d’une frustration violente et souvent injustifiable et /ou d’un narcissisme exaspéré peut provoquer des tragédies, pensons à Othello et détruire des familles et des êtres innocents.

 

la PARESSE

Paresse pour tous de Hadrien Klent
C'est un livre intéressant dans lequel on trouve la proposition d'Emilien Long : et si on ne travaillait plus que trois heures par jour, soit 15h par semaine.
Poussé par ses amis, Emilien accepte d'être candidat de la paresse à élection présidentielle, à titre de candidat hors partis.
Entouré d'une petite équipe il mène une campagne originale...

Joseph Kessel
Joseph Kessel

Les 7 péchés capitaux,

texte extrait du livre de Joseph KESSEL
L'auteur nous emmène dans un bref tour du monde de la paresse ou de l'incapacité de s'y abandonner, pour certains. Il en conclut que " la paresse demande, pur être accomplie, un véritable art et distinction et, bien plus que des connaissances, un véritable don".  Il en conclut, avec humour, que, loin d'être la mère de tous les vices, la paresse est la mère de toutes les vertus, abstinences, désintéressement, réflexion et humilité !!!
Texte agréable à lire et plein de réflexions amusantes. 

Le droit à la paresse de Paul Lafargue 

serait

 Malgré l'amour absurde du travail surtout s'il vous passionne, la liberté d'employer le temps demeure fondamentale.

Libre, seul et assoupi de Romain Monnery

Machin, oisif, ses études terminées, bac plus cinq, est mis à la porte par ses parents, il est vrai que sa recherche d’un travail s’avère difficile voire impossible. Il va partager une location recherchant de plus en plus mollement un emploi. La société se révèle impitoyable pour ses jeunes diplômés auxquels elle n’offre aucun avenir. Il va sombrer dans une espèce de léthargie dépressive mais la mort de sa grand-mère va le mettre face aux réalités de l’existence et l’amener à accepter un emploi de vendeur de voitures, il lui faut de venir adulte et accepter de renoncer à ses rêves.

 

 

On retrouve un thème similaire dans le roman de Ivan Goncharov Oblomov où le héros est amené à vivre par procuration.

 

Donc

La paresse est étudiée sous un double aspect

Social et c’est un éloge, un mode de vie

L’être ne doit pas seulement se consacrer au travail mais aussi et surtout à une utilisation intelligente et enrichissante des loisirs qui devraient être plus longs.

 Individuelle elle est dû à la mauvaise gestion des jeunes diplômés qui ne trouvent pas un travail intéressant et finissent par sombrer dans une inaction dépressive ou vivre par procuration et dans les deux cas refuser l’âge adulte

 La paresse devient un fait social et non un défaut humain.

Rencontre lecture de juin 2025

 

 

 

l’humour

Avec « Petits meurtres entre amis » roman d’Arto Paasilinna, auteur finlandais qui dans ses nombreux romans, évoque de façon décalée les pires incidents de la vie

Ainsi

 

Onni Rellonen a décidé de se suicider : sa vie est trop sombre mais il rencontre un autre désespéré et ils vont ensemble boire un coup, ils décident d’organiser avec d’autres désespérés un suicide collectif. Les candidats sont nombreux, ils iront au Portugal organiser l’évènement mais des amitiés se nouent et voire plus, nos candidats retrouvent au cours de la folle équipée, goût à la vie.

Arto Paasilinna 20/4/1942 - 15/10/2018
Arto Paasilinna 20/4/1942 - 15/10/2018

« La cavale du géomètre » du même auteur.  Un vieil homme qui perd la mémoire immédiate, prend un taxi et va avec le chauffeur vers le grand nord, après avoir retiré ses économies, il fera des rencontres inattendues et vivre des aventures cocasses.


 

 

Avec Jérôme K Jérôme « Trois hommes dans un bateau » nous retrouvons des personnages farfelus. Trois amis pour lutter contre leur mal de vivre décident de partir sur la Tamise pour un petit voyage. Leur expérience de ce genre d’expédition est nulle donc les gags se multiplient racontés avec verve.

« Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » est un premier roman du suédois Jonas Jonasson.

 

Un pensionnaire d'une maison de retraite fuit le jour de ses cent ans et se voit confier à la gare routière une valise remplies de couronnes suédoises, il va vivre des aventures  extraordinaires poursuivi par les gangsters à la recherche de leur argent et faire des rencontres tout autant extraordinaires. 

et pour finir« Robert adopte un chat » de Julien Rocha qui évoque un macho  dressé par un chaton et contraint de changer son comportement envers sa femme.


Des romans différemment amusants mais où l’on retrouve les formes habituelles du comique : comique de situation, de caractère de gestes ou de mots 

Rencontre lecture d'avril 2025

« MERCI, GRAZIE, THANK YOU » Julien SANDREL

 

Histoire assez loufoque d’une vieille dame Gina, d’origine italienne, mène une existence modeste jusqu’au jour où, après avoir gagné au loto, elle décide de partir remercier les gens ayant eu un impact positif dans sa vie.

Elle s’envole au Canada sur les traces de son passé. Sa petite fille Chloé décide de partir à la recherche de sa grand-mère adorée. Elle est accompagnée de son amie Gina qui a le don de les mettre dans des situations impossibles.

Ces trois femmes nous font vivre une drôle d’aventure ou le courage, la transmission, les liens familiaux, l’entraide, l’empathie sont bien présents !

 

 Très beau livre plein de tendresse et d’optimisme

« J’EMPORTERAI LE FEU » Leïla SLIMANI

 

 

Troisième et dernier tome de la trilogie romanesque « LE PAYS DES AUTRES  »

inspirée de l’histoire familiale de Leïla Slimani et celle du Maroc.

Place à la 3ème génération de la famille Belhaj de 1998 à 2018. Mia et Ines, élevées à la mode occidentale, sont envoyées en France par leurs parents pour suivre leurs études.

Chacune à sa façon cherche à être libres, dans l’exil ou dans la solitude. Il leur faudra se faire une place, apprendre de nouveaux codes, se défendre des préjugés, du racisme parfois.

 

Maestria romanesque entre grande histoire et perspectives intimes où ce sont les femmes qui mènent la danse malgré un régime très patriarcal.

« CINQ CŒURS EN SURSIS » Laure MANEL

 

 

Ils sont cinq membres d’une même famille : ils sont fille, fils, mari, mère et sœur de Catherine. C’est une famille comme les autres… jusqu’à ce que l’arrestation de Catherine, accusée d’un meurtre, bouleverse tout.

Que devient une famille après l’irréparable ?

 

L’autrice va tenter de répondre à la question dans ce thriller psychologique, en plongeant son récit dans un drame familial qui va totalement chambouler l’équilibre de cette famille mais aussi les vies individuelles de chaque membre qui la compose.

« CE QUE JE SAIS DE TOI » Eric CHACOUR

 

Dans le Caire des années 60 Tarek suit un destin tracé pour lui entre son dispensaire et le prestigieux cabinet hérité de son père jusqu’au jour où il rencontre Ali, jeune homme défavorisé.

 

Cette rencontre va complétement changer sa vie et changer sa destinée. Elle ébranlera son mariage, sa carrière et ses certitudes ne lui laissant plus d’autres choix que l’exil …

Son fils, qui connaîtra tardivement l’identité de son père, révélée par une servante, part à sa recherche …

 

 

Un premier roman d’une rare sensibilité sur l’amour, l’identité, la fuite, la famille, le deuil … 

« LES CHAUSSURES ITALIENNES » Henning MANKELL

 

Fredrik Welin, agé de 66 ans, ancien chirurgien écrasé par une erreur dramatique dans son ancien métier, vit reclus sur une île de la Baltique avec pour seule compagnie une vieille chienne et une vieille chatte. Sa vie monotone est un jour bouleversée par l’arrivée d’Harriet, une femme qu’il a abandonné sans explication il y a une quarantaine d’années. Mourante, elle exige qu’il tienne une promesse faite à l’époque de leur vie commune : lui montrer un lac forestier. Ce voyage lui permettra de retrouver la mémoire du passé. Il lui permettra de découvrir le souvenir de son père et de découvrir qu’il a une fille Louise extravagante qui cherchait un père … Et de renouer avec la vie … yjuhjguk

 

 

Un récit sobre, touchant, vibrant sur la solitude et la peur, l’amour et la rédemption …

« LA SAGA DES FLORIO » 

 

Stefania AUCI

 

La famille FLORIO, d’origine calabraise, est une dynastie industrielle italienne dont l’histoire se déroule à Palerme sur quatre générations de la fin du 19ème siècle jusqu’au début du 20ème siècle. Devenue la famille la plus riche d’Italie, elle disposait d’une flotte de 99 navires et d’un empire s’étendant de la chimie, au vin, du tourisme à l’industrie du thon. Sur la tombe de la famille à Palerme, se trouve la statue d’un lion buvant, symbole de la famille.

Tome 1 - « Les lions de Sicile « 1799 - 1868 

Le récit se déroule à Palerme en Sicile de 1799 à 1868 sept ans après l’annexion de la Sicile au Royaume d’Italie.

Les deux frères, Paolo et Ignazio, lassés de leur dure existence en Calabre, se rendent à Palerme, pour se construire une vie meilleure. Ambitieux mais rivaux en amour, ils deviennent des hommes riches et puissants.

Vincenzo, le fils de Paolo, reprend l’affaire familiale et construit l’empire Florio. Le succès de Vincenzo considéré comme un parvenu par la bonne société de Palerme, en irrite plus d’un.

A travers cette famille c’est l’histoire de la Sicile qui se livre, ses luttes contre les Bourbons, son désir d’indépendance, la conquête de Garibaldi et le rattachement de l’Italie de Victor Emmanuel II.

 

TOME 2 : « Le triomphe des Lions » 1868 - 1901

A la mort de Vicenzo en 1868, c’est son fils Ignazio Senior qui lui succède. Il multiplie les ressources financières et accroît la puissance des affaires créées par son père. Il acquiert en 1874 l’île de Favignana et de Formica.

Il devient également sénateur du royaume d’Italie.

Il développe le thonaire de Favignana qui expérimente pour la première fois la conservation du thon dans l’huile et sa mise en boîtes métalliques. L’industrie diffuse ses produits dans le monde entier.

La famille Florio règne désormais sur la Sicile.

 

TOME 3 : « Les lions en hiver » 1901-1950

La gloire est éphémère et le destin parfois cruel. Après avoir régné et fait de Palerme l’un des phares commerciaux de l’Europe, la famille Florio se heurte aux coups du sort et, dans un contexte politique et économique qui fragilise la toute jeune Italie, et en particulier le sud.
Mais c’est surtout à l’absence d’un héritier que la dynastie des Florio se trouve confrontée. En perdant son fils, Ignazio, qui avait succédé à son père, voit s’éteindre un empire que les siens avaient bâti à la sueur de leur front.

 

Après le triomphe et l’éclat, les lions de Sicile entrent dans l’hiver… 

Rencontre Lecture de février 2025

Au Royaume-Uni

Des romans bien différents qui  traitent   ( XIX et XX siècle)

  • - de leurs rapports avec la politique dans un contexte socio économique.
  • - Sujets sérieux souvent  avec plus ou moins d’humour
  • - de problèmes relationnels et psychologiques : rapports des êtres entre eux, parfois placés dans des situations exceptionnelles ; rapport de l’être avec lui même et parfois souffrant avec démesure d‘un côté obscur ou de la  difficulté de vivre  des  situations sans issues.

 

 

Avec Jane Austen  dans «Orgueil et préjugés»  découvrons le sort des femmes de la gentry, au XIX siècle, entièrement et uniquement vouées au mariage, ainsi qu’une analyse du sentiment amoureux et la nécessité parfois d’oublier son orgueil... 

 

 

 «L’intérêt de l’enfant» de Ian Mc Ewan. (2015) Une brillante magistrate se trouve confrontée à un problème éthique et religieux : un enfant de 17 ans risque de mourir, sa famille interdisant toute transfusion sanguine, passionnée par son métier, elle met en péril sa vie de couple. 


«La dame à la camionnette»   de Alan Bennett

 

L’auteur fait la connaissance ( vers 1970) d’une dame âgée vivant dans un camionnette et découvre une femme libre qui fut une ancienne pianiste et victime d’un grave accident qui l’a grandement perturbée

 

 

 

"Rebecca" de Daphné du Maurier   (1938)

 

Une héroïne fragile épouse en deuxième noce  Maxime, elle se heurte à la méchanceté de la gouvernante qui sans cesse la compare à l’épouse défunte  L'histoire cache un lourd secret.

 

 

«La ferme des animaux» de George Orwell (1945)

 

Les animaux décident de se révolter contre leur maître trop autoritaire. Très vite les cochons deviennent l’élite et émerge un dictateur qui devient pire que leur ancien maître.

Enfin de Pelham Grenville Wodehouse avec le récit d’une aventure de Jeeves et son jeune maître, Bertram évoque avec un humour bien anglais les inconséquences de la gentry anglaise entre deux guerres et la sagesse du majordome qui sauve souvent son jeune maître des situations les plus cocasses avec le flegme d’un vrai gentleman.

Rencontre Lecture de janvier 2025

                             LA FAMILLE

Tout le bruit de Guéliz de Ruben Barrouk

Prix lycéen 2024

 

Histoire vraie de la grand-mère de l’auteur

Dans le quartier de Guéliz  à Marrakech, un bruit mystérieux tourmente nuit et jour une vieille dame, Paulette. Sa famille, venue lui rendre visite, mène l’enquête sans succès. Seule Paulette, la grand-mère entend ce bruit étrange car elle est la dernière femme juive à être restée dans le quartier. Elle entend le bruit de tous ceux qui l’ont quitté. Elle est la seule gardienne  des traditions, des pratiques religieuses des morts, du  passé ….

C’est un voyage bouleversant aux racines de la famille, dans les pas de cette grand-mère gardienne du souvenir des défunts et de ces familles qui ont aujourd’hui disparues du Maroc.

 

Un roman émouvant tendre et  même parfois drôle. Belle écriture 

Un secret de Philippe Grimbert

Roman autobiographique

prix Goncourt des lycéens 2004

 

Fils unique, le narrateur s’invente un grand frère plus fort qui le console lors de ses chagrins. Son père, Maxime, fils d’un émigré roumain, est devenu lutteur et gymnaste. Il se marie avec Tania  plongeuse émérite et mannequin. En 1942 ils fuient le danger nazie pour se réfugier en zone libre et rentrent après la libération.

Vers l’âge de 15 ans, le narrateur apprendra "le secret" : Hannah était la première épouse de son père Maxime : ils ont un fils Simon. Robert, le frère d’Hannah est le premier époux de Tania. Hannah découvre fortuitement  que son mari, Maxime est amoureux de Tania.

Quand ils  décident de fuir l’antisémisme pour se réfugier en zone libre, Hannah, lors d’un contrôle de la Gestapo, tend ses véritables papiers d’identité et désigne Simon comme son fils. Hannah et Simon disparaissent (ils seront assassinés le lendemain de leur arrivée à Auschwitz).

Après un long deuil, Maxime se marie avec Tania : le narrateur est conçu peu après…

 

Histoire d’un secret de famille qui a bouleversé la vie de l’auteur et l’a conduit à devenir psychanalyste et écrivain…

La gloire de mon père de Marcel Pagnol

 

"La Gloire de mon père" est le premier tome de la trilogie "Souvenirs d'enfance", un roman autobiographique de Marcel Pagnol.

 

Il y dépeint les vacances extraordinaires de sa famille dans une bastide près d’Aubagne.

Le Père est instituteur, la mère couturière. Ils ont 3 enfants : Marcel, l’ainé âgé de 8 ans, Paul, le cadet âgé de 5 ans et Germaine, encore bébé. Il y a aussi la tante Rose, sœur de la mère, l’oncle Jules, fonctionnaire à la Préfecture et leur bébé .

Marcel écoute toutes les conversations et comme il adore son père, il veut qu’il ait toujours raison jusqu’au jour où le père part à la chasse avec son oncle et que Marcel, malgré l’interdiction, décide d’aider son père...

 

Portrait d’une famille pittoresque représentative de la vie au début du 20ème siècle. Un chef d’œuvre à lire et relire…

Le soleil des Scorta  de Laurent Gaudé

 

Au début du roman  nous sommes en 1875 dans les Pouilles, au sud-Est de l’Italie, dans le village de Montepuccio. Sous un soleil de plomb, Luciano, qui sort de prison, revient dans son village natal pour se venger. Il veut prendre celle qu’il a toujours aimé même l’espace d’une nuit. De cette vengeance va naître Rocco, le premier des Scorta . Au fil des ans, les Scorta vont vivre, aimer, haïr, et périr sous le soleil des Pouilles. 

Les thèmes du roman évoquent tour à tour la passion, la fierté et la misère.

 

Chronique d’une famille italienne de 1870 à nos jours  dans une fresque vivante et lumineuse. Ce sont les drames qui façonnent l’histoire familiale, les grands et les petits secrets. La famille, les valeurs, la notion de clan sont les fils conducteurs de ce roman hors normes.

Au petit bonheur la chance de Aurélie Valognes

 

Lucette, une grand-mère forte  et toujours souriante, accueille son petit-fils Jean âgé de 6 ans, que lui confie sa maman, Marie (la dernière de ses 6 enfants) pour l’été… pour toujours…  

Lucette est une grand-mère pas toujours commode mais  pleine de tendresse pour son  petit-fils qui découvre tous les bonheurs simples qui font le sel de la vie.

 

Un duo improbable et attachant pour une cure de bonne humeur.

Une famille française de Christian Signol

 

Dans ce roman, nous suivons le parcours de trois générations de 1950 à nos jours : Léon et Marie Bastide ont 2 fils : François reprendra la relève de la ferme familiale et Antoine, grâce à la persévérance de sa mère, poursuivra des études et deviendra professeur de français en région parisienne. François agrandira le domaine et d’endettera pour l’exploiter avec les techniques nouvelles. Il aura 2 enfants, Fabrice et Julie. Antoine épousera Mathilde, professeur de Mathématiques et auront aussi 2 enfants, Adrien et Sandra.

 

Tout au long de sa narration, l’auteur mêle à son récit les divers événements nationaux et internationaux. Il écrit une page de l’Histoire de notre pays avec l’avancée spectaculaire accomplie tout au long du XXème siècle jusqu’à la nouvelle génération à "l’ère du numérique" avec ses nouvelles valeurs sociales et ses problèmes d’écologie, une vie tellement différente de celle des années 50. 

Que deviennent les racines familiales du passé ?

Atelier lecture de décembre 2024

Roman ou... sur une femme exceptionnelle

 

Face à la mer, ce film sorti en 2024 raconte l’histoire de Trudy Ederle au destin assez exceptionnel. Cette américaine surmontant préjugés et handicap, avec le soutien moral de sa mère et de sa sœur devint une grande nageuse. Elle remporta sa   première victoire à 13 ans, fut triple médaillé aux jeux olympiques de 1924 et traversa la Manche réalisant ainsi malgré les critiques masculines, un record.

Elle incita les femmes à pratiquer ce sport et donna pendant 40 ans des cours à des enfants sourds.

 

 

 

Dans Le journal d’un amour perdu,  Eric Emmanuel Schmitt narre la vie de sa mère :  cette femme lumineuse qui l’a initié aux arts et au culte de la vie. Ne pas se consoler de son décès serait la trahir. Un bel hommage.

 

 

 Le roman Sophie Trébuchet de Geneviève Dormann, journaliste et femme de lettres évoque le destin de cette femme anticléricale et royaliste qui épousa un capitaine :  Léopold Hugo dont elle eut 3 fils dont Victor Hugo.

Sa vie fut passionnante, déménageant souvent et tombant amoureuse du général de la Hourie proscrit par Napoléon, elle complota avec lui contre le régime. Esprit libre, elle n’obéit pas aux rites sociaux encourageant ses enfants à lire, écrire !

 

 

 

 La Goulue de Maryline Martin. Louise était d’une grande beauté, femme libre, elle devint la reine du French Cancan au moulin rouge et s’imposa dans le milieu mondain avant de tomber en disgrâce et devenir dompteuse de fauves. Elle est immortalisée par Toulouse -Lautrec.

 

 

 

 

 

Jane Austen a écrit un roman épistolaire : Lady Susan, jeune veuve fort jolie qui cherche un riche époux pour sa fille de 16 ans dont la jeunesse commence à lui faire ombrage. Elle envisage elle-même de se remarier tout en vivant sa vie de séductrice et de manipulatrice.

 

 

 

 

 

Génie la folle de Inès Cagnati une femme mutique et désespérée dont l’histoire est évoquée par sa fille Marie, la fillette adore sa mère qui est rejetée, méprisée, exploitée par une société égoïste, ladre, cruelle qui  la condamne, elle et pas son violeur d’avoir eu un enfant hors mariage

 

 

Quelques femmes au destin hors du commun ...

Atelier lecture de novembre 2024

Nous avons découvert avec Les mémoires d’une geisha de Yuki Inoue, l’histoire vraie d’une fillette vendue petite et qui devra tout  rembourser  de  son  éducation  artistique ( forcée) de « dame de compagnie »  (appellation actuelle).  Elle gravit tous les échelons, s’enfuit et ouvre à son tour une maison de geishas. On découvre aussi dans ce livre, la société d’une ville japonaise au cours des deux dernières guerres.

 

 

 

Tant que le café est encore chaud de  Tohikazu Kawaguchi nous emmène dans un fiction étrange.. Dans un café, assis à une certaine table, on peut voyager dans le temps. Quatre femmes vont faire cet émouvant voyage.

 

 

 

La papeterie Tsubaki de Ogawa Itô.  Hatoko a hérité d’une petite papeterie et de la charge d’écrivain public, le lieu devient bientôt un lieu de partage et de réconciliations.

Du même auteur « le restaurant de l’amour retrouvé » une jeune femme durement éprouvée par la vie devient mutique.  Elle va retrouver sa joie de vivre dans le soin, l’amour qu’elle met à cuisiner pour autrui. Élaborer un repas devient, et dans le choix des ingrédients et dans la réalisation des plats un véritable rite qui demande amour et renoncement de soi.

 

 

 

Le grondement de la montagne  de Yasincha Kawabata. Le héros « vieillard » de 61 ans raconte ses méditations. Il peut ainsi évoquer un passé parsemé d’échecs et la beauté d’un cerisier en fleurs. Ceci dans un style qui rappelle les peintures de son pays, tout en finesse et subtilité.

 

 

 

 

Une jeune femme à la recherche de son passé oublié dans le livre de La maison où je suis mort autrefois de Keigo Higashino. Une jeune femme vit un tel mal être qu’elle maltraite sa petite fille et tente de se suicider. Elle trouve des explications dans le sous-sol mystérieux d’une maison dont son père lui lègue la clé.

 

 

 

 

 

Semi de Aki Shimazaki évoque une couple âgé, mariage arrangé, frappé par la maladie. Etonnamment le couple trouve l’amour dans le pardon et l’acceptation de l’autre et de ses propres erreurs

Enfin une marathonienne nous livre ses impressions sur le Japon, lors d’un voyage

 

 

Ce qu’on peut remarquer c’est qu’avec une grande économie de mots, une concision suggestive cette littérature est riche de symboles, de vérités essentielles optimistes. Les émotions et sentiments sont évoquées avec une grande sensibilité et une vraie communion existe entre la nature et les hommes.

 

Atelier lecture de septembre 2024

 

 

 

 

 

La revue de nos lectures commence gaiement grâce au Dictionnaire des idées reçues de Flaubert, illustré avec brio par Chaval ; riions de nous- mêmes et de nos erreurs ou faiblesses. Je cite « Achille, ajoutez aux pieds légers cela donne à penser qu’on a lu Homère » 

 

 

 

 

 

 

Mamie Luger de Benoît PHILIPPON évoque avec humour une centenaire serial killer et dénonce avec habileté les violences faites aux femmes pendant ce XXème siècle, le racisme  évoqué et les deux guerres mondiales.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le téléphérique de Sylvain TESSON présente une série de nouvelles ; l’une d’elle évoque les craintes de deux frères à l’approche de Noël et de ses fêtes dites joyeuses et le stratagème utilisé pour les fuir. 

 

 

 

L’ombre du chardon d’Aki CHIMAZAKI découvrons avec cette Québécoise née au Japon cette pentalogie : suite de 5 livres, qui raconte avec poésie, l’histoire d’une libraire vivant avec sa mère et son fils sourd. Le vendredi soir, elle se transforme en une séduisante entraîneuse. Chaque volume met en relief un personnage qui revient comme protagoniste dans un autre tome et nous fait découvrir la société japonaise.

 

 

 

 

 

Le train des enfants de Viola ARDONE. Des enfants sont envoyés en Italie du nord « en vacances » dans des familles d’accueil, on découvre à travers l’un d’eux les problèmes posés par ce voyage et le retour à Naples dans une famille pauvre.

 

 

 

 

 

 

Dans un roman de Romain Puertolas : « La police des fleurs des arbres et des forêts ». Un officier de police enquête dans un petit village sur la mort de Joël 16 ans...la piste est une fleur recherchée par tous ...

 

 

 

 

 

Jean Giono et « Les grands chemins » évoque l’histoire d’un chemineau qui vit de petits boulots, l’homme parle dans son monologue de ses rencontres mais surtout de ce qu’il voit au cours de ses pérégrinations et sa description est aussi auditive, olfactive. Une belle évocation de la Provence.

 

 

 

 

"La vie dans les bois " de Jennifer Murzeau  l’héroïne fuit la ville pour retrouver une vie en phase avec la nature. Elle trouve un coach survivaliste et se lance dans une aventure héroïque dans un presque complet dénuement. Elle va même affronter seule dans les Pyrénées les périls de la montagne et de la solitude.